Ras le bol (suite)

N 697 – Mardi 7 juin 2016

Quelques lectrices/lecteurs se sont manifestés à la suite de notre éditorial de la semaine dernière.

Par exemple Tristan : « Donc, en gros, la loi Travail va dans le sens de l’histoire et il serait bien vain de tenter de lutter pour les miettes de droit qu’il nous reste ? (oui j’ai bien écrit “nous”). Si aujourd’hui ce sont les salariés qui manifestent pour une affaire qui ne nous concerne pas et qui nous empêche de travailler, demain ce sera très certainement notre tour. Déshabiller Paul n’a jamais rhabillé Jacques, même si pour “se payer un costard, il faut travailler”. Bonne journée.

– Il ne s’agit pas d’habiller Jacques – ni de déshabiller Paul – mais d’adapter les réglementations à l’économie REELLE. Les entreprises aujourd’hui ne peuvent plus garantir l’emploi à vie, et, quand elles vont mal, elles doivent se séparer de leurs salariés : c’est tout l’enjeu de la loi en question, simplifier les licenciements ! Quelles miettes de droit peuvent prévaloir contre la faillite d’une boîte, parce que les diligences sont remplacées par des trains – parce que les consommateurs préfèrent Uber aux taxis, et Blablacar aux trains ?

Cela a déjà été notre tour lorsque nous sommes devenus freelances : avons-nous besoin de « droits » pour trouver et garder des clients ? En revanche, nous avons besoin de pouvoir circuler et utiliser l’électricité dont la CGT veut nous priver… Avec ces manières de faire, c’est la guerre civile dans 6 mois.

Merci quand même de ta réaction – on n’est pas d’accord, mais au moins on se parle. Bonne journée.

– Non on est pas d’accord, c’est certain mais en fait ça n’a pas d’importance parce que comme tu dis, nous on peut toujours échanger… Pour la guerre civile, ne t’inquiète pas trop, elle est reportée pour cause d’Euro de foot et de Tour de France.  »

Vélo autonome

Des étudiants indiens de l’université de Kharagpur ont développé le prototype d’un vélo autonome. Autonome à trois niveaux : il peut soit vous guider (il suffit d’indiquer sur une application dédiée l’adresse de destination) et pédaler, soit vous guider en vous laissant pédaler, soit vous laisser l’entier contrôle du vélo – les trois au choix du conducteur. Le produit serait lancé dans un an et coûterait entre 500 et 750 dollars (440-670 euros). La Tribune, 2/06/201

 

Prochaine CyberGazette – Mardi 14 juin 2016

 

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