Numérique

N 691 – Mardi 5 avril 2016

Les banques vivent un cauchemar : les clients ne se déplacent plus dans les agences, mais gèrent leurs fortunes sur Internet… et abreuvent leurs conseillers de coups de téléphone et de mails. Selon une étude récente, 42 % de ces derniers indiquent être débordés par ces messages. Deux pistes sont ouvertes par les banques : d’une part, améliorer les informations fournies par le site ; d’autre part, faire répondre par des robots « intelligents ».

Il ne restera plus aux « humains » qu’à mettre en place des robots « intelligents » qui converseront avec leur banque : « Bonjour, M. le Conseiller, je voudrais un crédit pour acheter un robot. – Oui, M. le Client, nous avons tout cela à votre disposition : le crédit et le robot. Lequel voulez-vous ? – Les deux, M. le Conseiller, un crédit robotisé, et un robot à crédit. – Oui, M. le Robot, nos clients sont rois, et nos robots sont moi, et je suis votre con-seiller fidèle. – C’est ça, M. le Crédit, traitez-moi de con-client ! – Mais non, cherobot, créditez-moi d’un peu d’intelligence artificielle, et je vous le rendrai à crédit. »

Il faudra réinventer un test de Turing pour savoir à qui on s’adresse – jusqu’à présent, la question-piège était : combien vaut pi ? si la réponse comporte plus de 100 décimales, c’est un robot… Posez la question à votre conseiller bancaire, vous verrez sa réponse !

Numérique (bis)

C’est le Crédit Mutuel qui a signé, d’après Les Echos (3 avril), un contrat avec IBM pour utiliser son logiciel Watson d’intelligence artificielle pour assister leurs conseillers (en français). Simultanément, IBM implante à Milan, en Italie, un centre de recherche dédié à la santé, toujours dans le domaine de l’intelligence artificielle, basé sur le même logiciel Watson. D’après l’Usine Digitale (4 avril), les trois domaines stratégiques de son développement sont la banque, la santé et les centres d’appel (Allô, qui ? allô, quoi ?).

 

Prochaine CyberGazette – Mardi 26 avril 2016

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