Risque crédit

N. 688 – Mardi 1er mars 2016

Vous ne connaissez que trop les difficultés rencontrées lorsque votre client se fait tirer l’oreille pour le paiement de vos honoraires. Vos documents commerciaux (Conditions Générales de Vente, factures) comportent bien sûr l’avertissement légal : pénalités avec taux d’intérêt (plutôt 10 ou 15 % que le ‘taux d’intérêt légal’ peu dissuasif), plus indemnité forfaitaire de 40 euros pour les frais de recouvrement, mais combien de freelances les appliquent ?

L’autre solution consiste à anticiper le litige : sélectionner le client en fonction de sa capacité financière, cela s’appelle le « risk management ». Après analyse des résultats et des réputations de votre prospect, vous décidez de donner suite aux négociations en cours – ou pas. Mais comment obtenir les informations ?

Georges Grigliatti, un fidèle lecteur de la CyberGazette, est partenaire de Creditsafe, une société qui fournit justement ces renseignements. En lui fournissant le numéro de Siren de votre prospect (national ou international), vous obtenez le rapport complet sur sa situation : dirigeants, bilans, procédures à son encontre, comportements de paiement, etc. et un « score » synthétique – le Michelin du risk management !

En partenariat avec la CyberGazette, Georges offre deux consultations gratuites aux lectrices et lecteurs qui sont intéressés. Envoyez les numéros de Siren de vos prospects et vous obtiendrez aussitôt les résultats. Contact : SAS Agima Grigliatti, mailto:g.grigliatti@orange.fr et 06 80 13 55 06

PS. L’abonnement au service Creditsafe est de 400 euros HT par an : consultation illimitée de toute la base sociétés (16 millions de Siret), 100 clients « sous surveillance » (alerte pour tout changement) et 1 500 fiches de prospection qualifiées (selon secteur NAF, région, etc.).

Economie collaborative

Alors que la réforme du code du travail déchaîne les manifestations politiques et syndicales, l’économie collaborative fait son chemin, lentement mais sûrement. Le rapport Terrasse, remis au premier ministre le 8 février dernier, en cerne fort justement les tenants et les aboutissants : 2,5 milliards de chiffre d’affaires, 15 000 entreprises, 300 plateformes (dont 70 % ont leur siège en France) et touche 89 % de la population française (mais on y inclut aussi les brocantes, les dépôts-ventes, etc.). Son développement heurte de nombreuses professions ‘traditionnelles’, les taxis, les hôtels-restaurants, les locations de voiture, les transports, etc. et le fisc et les organismes sociaux qui voient s’échapper quelques sources…

Une des critiques les plus développées touche au statut des prestataires ‘non-professionnels’ qui interviennent pour fournir les services offerts : chauffeurs, transporteurs, hébergeurs, bricoleurs. Faut-il tous les transformer en salariés des plateformes ? Le statut d’indépendant – et sa version ‘micro-entrepreneur – est celui qu’ils choisissent spontanément lorsque le besoin de se ‘professionnaliser’ se fait sentir. Aussi le rapport Terrasse insiste-t-il sur le besoin de « poursuivre la trajectoire de convergence entre la protection sociale des indépendants et celle des salariés » (Proposition n° 5).

Le gouvernement semble hésiter sur la suite à donner à ce sujet – sans doute a-t-il déjà suffisamment de difficultés avec ses autres projets. Mais le débat est désormais sur la place publique. A suivre…

Prochaine CyberGazette : 15 mars 2016

 

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