TRAVAIL

N° 658 – Mardi 21 avril 2015

Le sujet est à l’ordre du jour, avec un slogan révolutionnaire : « Abolition du salariat »… lancé par Karl Marx en 1865, le 1er mai sans doute (150ème anniversaire) – deux ans avant Das Capital.
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Sic : « Au lieu du mot d’ordre conservateur : « Un salaire équitable pour une journée de travail équitable », ils [les ouvriers] doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : « Abolition du salariat » ». ( Karl Marx, Salaire, prix et profit, 1865 ).

« Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail, et, avec elle, l’opposition entre travail intellectuel et travail manuel ; quand le travail ne sera plus seulement un moyen de vivre mais deviendra le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l’horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! »» [Marx, Critique du Programme de Gotha, 1875].

Le Congrès confédéral d’Amiens confirme l’article 2 constitutif de la CGT disant : « La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat. » Charte d’Amiens, 16 octobre 1906 – rayée des statuts en 1969 après les journées de mai 68.

Mais nous ne sommes pas les seuls à le faire remarquer : « La plus grosse mystification du siècle, c’est de prétendre faire du socialisme en conservant le salariat ». Claude Berger, Pour l’abolition du salariat, Payot, 1974.

Bonne semaine laborieuse – et non salariée.

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